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Le bon réflexe aujourd’hui,
peut éviter l’accident de demain.

Les facteurs de risques

Ici, vous êtes au bon endroit : celui pour prendre soin de votre santé cardiovasculaire.

Un infarctus, un AVC, une insuffisance cardiaque…
Ça n’arrive pas par hasard.

Dans 8 cas sur 10, les maladies cardiovasculaires sont liées à des facteurs de risque évitables.

Le vrai danger ? Ce sont souvent des ennemis silencieux. Une tension qui grimpe sans bruit, un excès de cholestérol auquel on ne prête pas attention, une sédentarité qui s’installe insidieusement et qui finissent par fragiliser le cœur et les artères.

Pourquoi c’est si important de les connaître ?

Parce que comprendre ses risques, c’est déjà commencer à se protéger. Parce que détecter ses risques, c’est agir avant qu’il ne soit trop tard. C’est sauver des vies, éviter des infarctus à 40 ans, des AVC chez des femmes jeunes, ou des insuffisances cardiaques qui s’installent en silence.

Le bon réflexe aujourd’hui peut éviter l’accident de demain.

Une prévention active, ça ressemble à quoi ?

  • Se faire dépister : tension, cholestérol, glycémie…
  • Bouger un peu chaque jour : 30 minutes de marche suffisent, emprunter l’escalier, jardiner, promener son chien, prendre son vélo pour se rendre au travail
  • Mieux manger : moins de sel, moins de sucres ajoutés, plus de fibres
  • Dire non à la cigarette (et oui à l’accompagnement pour arrêter)
  • Modérer sa consommation d’alcool
  • Garder un œil sur son stress
  • Écouter son corps (essoufflement, fatigue anormale, palpitations…)

À retenir

  • 80 % des infarctus pourraient être évités par une meilleure prévention.
  • 1 adulte sur 3 est hypertendu… souvent sans le savoir.
  • Chez les femmes notamment à la ménopause, les symptômes d’alerte sont encore trop souvent ignorés.

Conditions socio-économiques

Pourquoi les inégalités sociales pèsent sur le cœur ?

Les inégalités sociales ne se voient pas sur une prise de sang, mais elles marquent profondément le corps — et le cœur.

Vivre dans la précarité, ce n’est pas seulement avoir de faibles revenus. C’est souvent subir un stress chronique, renoncer à des soins par manque de moyens ou de temps, manger mal faute d’accès à une alimentation de qualité ou encore travailler dans des conditions pénibles ou ne pas travailler du tout.

C’est aussi bouger moins, par fatigue, par isolement ou faute d’espace adapté. Résultat : un cocktail de risques cardiovasculaires silencieux mais redoutables.

Les effets sur le système cardiovasculaire :

  • Surmortalité cardiovasculaire plus marquée dans les quartiers défavorisés.
  • Retard de diagnostic ou de traitement .
  • Plus grande prévalence de diabète, hypertension, tabac, consommation d’alcool, obésité.

Quelques chiffres clés

  • Une personne vivant dans un quartier défavorisé a un risque de mortalité cardiovasculaire accru de 30 à 50 %.
  • Les femmes en situation de précarité sont particulièrement touchées par les facteurs de risque non dépistés.
  • 1 personne sur 3 en situation de précarité souffre d’insécurité alimentaire en France.

Sources :
Inserm, 2021
Santé publique France 2023, Observatoire des inégalités

Conditions de vie

Pourquoi le cadre de vie compte ?

Un logement insalubre, humide ou surpeuplé, l’absence d’espaces verts, les quartiers bruyants ou pollués limitent l’activité physique et augmentent l’exposition au stress environnemental. Or, tout cela influe sur le cœur.

Conséquences :

  • Moins d’activité physique régulière = plus de risques cardiovasculaires
  • Isolement social = facteur aggravant des maladies chroniques
  • Stress de fond = hypertension et inflammation

Ce que la Fondation recommande :

  • Favoriser l’accès aux soins et à la prévention partout, pour tous.
  • Soutenir les actions locales en santé (dépistages gratuits, éducation nutritionnelle, activités physiques encadrées) dans les territoires défavorisés.
  • Mener une prévention adaptée, inclusive, sans jugement — parce que le cœur de chacun mérite d’être protégé, quels que soient ses moyens