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Autre facteur de risque

Pollution de l’air

Pourquoi la pollution de l’air est un facteur de risque cardiovasculaire ?

Respirer un air pollué, ce n’est pas seulement une affaire de poumons : le cœur trinque aussi.

Vue urbaine avec pollution atmosphérique illustrant l’impact des particules fines sur la santé cardiovasculaire

Les particules fines (PM2.5), le dioxyde d’azote (NO₂) et l’ozone pénètrent dans les voies respiratoires, puis dans le sang. Elles déclenchent une inflammation systémique et un stress oxydatif, qui abîment les artères et favorisent les dépôts de cholestérol.

Les effets sur le système cardiovasculaire :

  • Altération de la fonction endothéliale (la paroi interne des artères)
  • Augmentation de la tension artérielle
  • Accélération du développement de l’athérosclérose
  • Risque accru d’infarctus, d’AVC, d’arythmies

Savoir pour agir

Quelques chiffres clés

1 sur 5
1 décès cardiovasculaire sur 5 lié à la pollution de l’air dans le monde
10%
C’est l’augmentation du risque d’accident cardiaque liée à une exposition chronique aux particules fines, même chez les non-fumeurs.
40 000
décès par an en France sont attribuables à la pollution de l’air extérieur.
Sources : European Heart Journal, 2020 - Santé Publique France, 2022

Comment se protéger de la pollution de l’air en ville ?

1. Choisir les bons moments pour sortir

Évitez les heures de pointe (trafic élevé entre 7h-9h et 17h-19h) où la pollution est la plus dense. Privilégiez les sorties le matin tôt ou en soirée, en dehors des pics d’ozone et de dioxyde d’azote (NO₂), surtout l’été.

2. Modifier ses itinéraires

Évitez les grands axes routiers ou tunnels à pied ou à vélo : jusqu’à 5 fois plus de particules fines que dans une rue secondaire.
Marchez dans les parcs, rues piétonnes, ou zones boisées quand c’est possible.

3. Aérez votre logement intelligemment

Aérez tôt le matin ou tard le soir, quand la concentration de polluants extérieurs est plus faible. Évitez d’aérer en pleine journée en cas d’alerte pollution.

4. Surveillez la qualité de l’air

Consultez les indices de pollution locaux (Airparif, Atmo France, apps comme Plume Labs ou IQAir). En cas de pic, limitez les activités physiques intenses à l’extérieur.

5. Ne renoncez pas à bouger, mais adaptez

L’activité physique reste bénéfique, même en ville : faites du sport dans des zones moins polluées (parcs, forêts urbaines, gymnase).

En cas de pic de pollution, privilégiez les exercices en intérieur.

6. Changer ses habitudes de transport

Privilégiez les transports en commun, le vélo ou la marche sur les trajets courts.

7. Soutenir les solutions de long terme

Végétalisation des villes, mobilités douces, réduction du trafic motorisé : s’engager localement compte.

Lutter contre la pollution de l’air, c’est aussi préserver la santé de tous, en particulier celle des plus vulnérables : enfants, personnes âgées, cardiaques.