Autre facteur de risque
Pollution de l’air
Pourquoi la pollution de l’air est un facteur de risque cardiovasculaire ?
Respirer un air pollué, ce n’est pas seulement une affaire de poumons : le cœur trinque aussi.
Les particules fines (PM2.5), le dioxyde d’azote (NO₂) et l’ozone pénètrent dans les voies respiratoires, puis dans le sang. Elles déclenchent une inflammation systémique et un stress oxydatif, qui abîment les artères et favorisent les dépôts de cholestérol.
Les effets sur le système cardiovasculaire :
- Altération de la fonction endothéliale (la paroi interne des artères)
- Augmentation de la tension artérielle
- Accélération du développement de l’athérosclérose
- Risque accru d’infarctus, d’AVC, d’arythmies
Savoir pour agir
Quelques chiffres clés
Comment se protéger de la pollution de l’air en ville ?
1. Choisir les bons moments pour sortir
Évitez les heures de pointe (trafic élevé entre 7h-9h et 17h-19h) où la pollution est la plus dense. Privilégiez les sorties le matin tôt ou en soirée, en dehors des pics d’ozone et de dioxyde d’azote (NO₂), surtout l’été.
2. Modifier ses itinéraires
Évitez les grands axes routiers ou tunnels à pied ou à vélo : jusqu’à 5 fois plus de particules fines que dans une rue secondaire.
Marchez dans les parcs, rues piétonnes, ou zones boisées quand c’est possible.
3. Aérez votre logement intelligemment
Aérez tôt le matin ou tard le soir, quand la concentration de polluants extérieurs est plus faible. Évitez d’aérer en pleine journée en cas d’alerte pollution.
4. Surveillez la qualité de l’air
Consultez les indices de pollution locaux (Airparif, Atmo France, apps comme Plume Labs ou IQAir). En cas de pic, limitez les activités physiques intenses à l’extérieur.
5. Ne renoncez pas à bouger, mais adaptez
L’activité physique reste bénéfique, même en ville : faites du sport dans des zones moins polluées (parcs, forêts urbaines, gymnase).
En cas de pic de pollution, privilégiez les exercices en intérieur.
6. Changer ses habitudes de transport
Privilégiez les transports en commun, le vélo ou la marche sur les trajets courts.
7. Soutenir les solutions de long terme
Végétalisation des villes, mobilités douces, réduction du trafic motorisé : s’engager localement compte.
Lutter contre la pollution de l’air, c’est aussi préserver la santé de tous, en particulier celle des plus vulnérables : enfants, personnes âgées, cardiaques.