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Récits de patients

Des cœurs battants, des vies debout

Chaque maladie cardiovasculaire porte un visage, une histoire, une voix. À travers la France, la Fondation Recherche Cardio-Vasculaire a tendu l’oreille et le cœur aux récits de celles et ceux qui ont traversé l’épreuve de l’infarctus, de l’AVC, ou de l’insuffisance cardiaque. Des parcours bouleversants, faits de peur, de courage, mais aussi d’une confiance retrouvée grâce à la médecine, aux soignants, et à la recherche.

Ces récits sont un appel à l’espoir, à la solidarité, et à l’action. Car derrière chaque battement de cœur sauvé, il y a un combat collectif. Le leur. Le nôtre.

Récits de patients atteints de maladies cardiovasculaires, témoignages de vie, espoir et résilience

Un matin, Claire s’est effondrée dans sa classe. AVC ischémique. À l’hôpital, elle découvre qu’elle est hypertendue depuis des années sans le savoir. « J’étais stressée, fatiguée, mais je pensais que c’était normal avec deux enfants. » Grâce à la thrombolyse, Claire s’en sort avec une légère paralysie du bras. La rééducation est rude, mais elle est debout. Aujourd’hui, elle milite pour faire connaître les signes d’alerte, surtout chez les femmes.

Claire, 43 ans

Professeure des écoles

« Je n’ai jamais fumé, je marchais tous les jours. Et pourtant… » Jean-Paul a fait un infarctus sévère sur une artère coronaire bouchée. Transporté en urgence, il est sauvé par une angioplastie. Il vit désormais avec un stent, suit sa rééducation cardiaque avec rigueur et dit avoir appris à vivre pour lui, avec plus de sérénité. « Le cœur, on l’oublie trop. Jusqu’au jour où il s’arrête. »

Jean-Paul, 66 ans

Retraité

Après son accouchement, Safia est victime d’une cardiomyopathie péripartum, une forme rare d’insuffisance cardiaque.
D’abord mal orientée, elle est finalement prise en charge dans un centre spécialisé. Aujourd’hui stabilisée, elle témoigne pour mieux informer les femmes et lutter contre les inégalités de diagnostic. « Si j’avais su, j’aurais insisté. La parole des femmes doit être entendue. »

Safia, 35 ans

Aide-soignante

Il vit seul, à 30 km du premier hôpital. Son hypertension n’a jamais été bien suivie. Après un petit AVC, il est désormais sous traitement. « Dans mon coin, on voit le médecin quand on peut… » Une infirmière vient désormais chaque semaine, et une télécabine a été installée dans la pharmacie village. « C’est pas comme la ville, mais je me sens entouré. » Marcel milite pour plus de soins de proximité en zones rurales.

Marcel, 79 ans

Agriculteur retraité

Palpitations, vertiges, essouflement… Inès découvre qu’elle souffre d’une malformation cardiaque congénitale passée inaperçue. Une opération de la valve a été nécessaire. « J’ai toujours eu peur des médecins et surtout des chirurgiens, mais ils m’ont sauvé la vie. » Aujourd’hui, elle suit une rééducation douce, pratique le yoga, et rêve de devenir infirmière. « La médecine m’a tendu la main. Je veux faire pareil. »

Inès, 27 ans

Etudiante

Arrêt cardiaque sur une aire d’autoroute. Grâce à un défibrillateur automatique externe, des passants lui sauvent la vie avant l’arrivée du SAMU. Il a été opéré et vit avec un défibrillateur implanté. « J’ai été chanceux, à quelques minutes près, je n’étais plus là. » Aujourd’hui, il plaide pour plus de DAE accessibles partout et remercie « ces inconnus qui m’ont redonné un demain ».

Alain, 58 ans

Chauffeur poids lourd

Jeanne a une valvulopathie : sa valve aortique était rétrécie. Pendant longtemps, elle croyait que son essoufflement était dû à l’âge. Opérée par TAVI (valve posée par cathéter), elle a retrouvé de l’énergie. « J’ai un cœur tout neuf ! » s’amuse-t-elle. Jeanne rappelle que les femmes aussi doivent consulter et ne pas minimiser les signes.

Jeanne, 72 ans

Retraitée

Toujours connecté, toujours pressé. Thomas jonglait entre voyages, réunions et mails nocturnes. Jusqu’au jour où une douleur thoracique l’a stoppé net. Infarctus. Il découvre qu’il avait une hypertension non diagnostiquée et un LDL cholestérol élevé. « Je me croyais intouchable, trop jeune pour ça. » Hospitalisé, il a bénéficié d’une angioplastie et suit désormais une thérapie pour apprendre à gérer le stress. Il milite pour que le burn-out soit aussi vu comme un risque cardiaque majeur. « Le cœur encaisse, encaisse… puis un jour, il dit stop. » Depuis, Thomas a changé de rythme, et surtout de priorités.

Thomas, 49 ans

Cadre commercial

Ces histoires sont autant de rappels que le cœur n’attend pas.
Prévenir, soigner, écouter : c’est le combat quotidien que nous menons.
Ensemble, pour que chaque battement compte.