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Femme aux yeux fermés tenant ses mains sur sa poitrine dans un moment de calme.

Infarctus du Myocarde

Symptômes atypiques, fréquents chez les femmes et qui expliquent un retard de diagnostic :

  • Fatigue extrême ou épuisement soudain, même au repos.
  • Nausées, vomissements, troubles digestifs type indigestion ou brûlures d’estomac.
  • Douleur dans le haut du dos, entre les omoplates.
  • Douleurs diffuses : cou, épaule, mâchoire.
  • Anxiété brutale, sensation de mort imminente.
  • Vertiges, étourdissements, impression de faiblesse ou de malaise.
  • Palpitations inhabituelles, essoufflement à l’effort léger.
  • Troubles du sommeil dans les jours précédents l’infarctus (signal d’alerte possible).

Pourquoi ces symptômes sont-ils mal interprétés ?

  • Ils sont souvent confondus avec un problème digestif, un état grippal, de l’anxiété ou un burn-out.
  • Les femmes consultent plus tard car elles minimisent ces signes, pensant ne pas être à risque (stéréotype du cœur masculin).
  • Les soignants eux-mêmes peuvent ne pas faire immédiatement le lien avec un infarctus, surtout si les douleurs thoraciques sont absentes.

Sources :

Chiffres clés sur l’infarctus du myocarde chez les femmes

1 sur 4

1 infarctus sur 4

touche aujourd’hui une femme de moins de 65 ans
+25%

d’hospitalisations pour infarctus

chez les femmes non ménopausées entre 2008 et 2013
9,6 %

contre 3,9 %

lors d’un infarctus, les femmes meurent plus que les hommes à l’hôpital
4 sur 10

4 femmes sur 10

ne reconnaissent pas les signes de leur infarctus.
Femme triste qui pleure illustrant le syndrome de Takotsubo lié à un stress émotionnel intense.

Accident vasculaire cérébral (AVC)

Si les signes classiques d’un AVC sont souvent la paralysie d’un côté du corps, trouble de la parole, ou perte de vision d’un œil, les femmes présentent souvent des symptômes plus atypiques, qui peuvent retarder le diagnostic :

  • Faiblesse ou engourdissement soudain, souvent unilatéral (bras, jambe, visage).
  • Troubles de la parole ou difficulté à comprendre.
  • Perte soudaine de la vision d’un œil ou vision double.
  • Mal de tête intense et inhabituel, parfois décrit comme le pire jamais ressenti.
  • Fatigue extrême ou faiblesse généralisée.
  • Nausées et vomissements.
  • Confusion, troubles de la conscience, vertiges ou étourdissements sévères.
  • Douleurs thoraciques associées, plus fréquentes chez les femmes.
  • Troubles digestifs, parfois signalés avant l’AVC.

Prise en charge

  • Délai de diagnostic parfois trop long.
  • Rééducation importante.
  • Symptômes atypiques et variés, conduisant à un retard de reconnaissance.
  • Tendance à minimiser les signes, à cause de charge mentale élevée ou de priorisation des soins aux proches.
  • Méconnaissance par certains professionnels de santé des particularités féminines.

Chiffres clés des AVC chez les femmes

4 min.

1 AVC toutes les 4 minutes

En France : plus de la moitié touchent des femmes.
1ère cause

de mortalité féminine

devant le cancer du sein
x20

pilule + tabac

= risque d’AVC multiplié par 20
Professionnelle de santé prenant la tension d’une femme à domicile.

Hypertension artérielle

L’hypertension est souvent qualifiée de « maladie silencieuse » car elle ne provoque pas de symptômes évidents, même si elle est grave.

Cependant, certaines femmes peuvent ressentir :

  • Maux de tête, surtout au réveil.
  • Vertiges ou sensations de tête légère.
  • Fatigue inhabituelle ou essoufflement à l’effort.
  • Troubles visuels temporaires (flous, éclairs).
  • Palpitations ou sensations de cœur qui bat fort.
  • Saignements de nez occasionnels.

Ces symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent être confondus avec d’autres causes, d’où l’importance du contrôle régulier de la tension.

Prise en charge spécifique

  • Dépistage régulier : mesurer la tension artérielle, surtout à partir de la ménopause ou en cas d’antécédents.
  • Modifications du mode de vie : alimentation pauvre en sel, équilibrée (DASH), activité physique régulière, gestion du stress, arrêt du tabac.
  • Traitements médicamenteux adaptés, souvent une association de plusieurs classes (IEC, diurétiques, bêta-bloquants, inhibiteurs calciques).
  • Suivi rapproché par le médecin, avec parfois auto-mesure tensionnelle à domicile.
  • Surveillance particulière chez les femmes enceintes ou en âge de procréer sous contraception hormonale.
  • Prise en charge psychosociale : accompagner le stress, les troubles anxieux, qui peuvent aggraver la tension.

Pourquoi l’HTA est-elle un enjeu majeur chez la femme ?

  • Après la ménopause, l’HTA devient plus fréquente et plus sévère.
  • L’HTA mal contrôlée augmente le risque d’infarctus et d’AVC, d’autant plus que les femmes présentent souvent des symptômes atypiques ou des complications différentes des hommes.
  • La prise en charge doit être personnalisée, tenant compte des spécificités hormonales et sociales féminines.

Sources :

  • Inserm – Hypertension artérielle et femmes
  • HAS – Recommandations HTA
Femme âgée tenant sa poitrine avec une expression de douleur ou d’inconfort.

Insuffisance cardiaque

  • Essoufflement à l’effort, puis au repos, plus précoce chez les femmes.
  • Fatigue intense, impression d’être « à plat » en permanence.
  • Œdèmes (jambes, chevilles), prise de poids rapide liée à la rétention d’eau.
  • Palpitations, vertiges, troubles du sommeil.
  • Symptômes décalés ou minimisés, souvent attribués à tort à l’âge, au stress ou à la dépression.

Résultat : diagnostic souvent retardé, sous-estimant la sévérité de la maladie chez les femmes.


Sources :

  • INSERM – Insuffisance cardiaque et femmes
  • ESC – Cardiovascular disease in women