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Facteur de risque modifiable

Le cholestérol

Pourquoi le cholestérol est un facteur de risque cardiovasculaire ?
Le cholestérol est indispensable à la vie, mais en excès, il devient un véritable poison pour les artères. S’il s’accumule, en particulier sous forme de LDL (« mauvais cholestérol »), il s’infiltre dans les parois artérielles, formant des plaques qui bouchent progressivement les vaisseaux. C’est l’athérosclérose, principale cause d’infarctus, d’AVC et d’artériopathie des membres inférieurs.

Illustration de globules rouges et dépôts de cholestérol dans une artère

Les effets d’un cholestérol trop élevé sur le système cardiovasculaire

Un excès de LDL, c’est :

  • Encrasser les artères avec des dépôts graisseux ;
  • Favoriser la formation de plaques d’athérome qui rétrécissent le calibre des vaisseaux ;
  • Exposer à la rupture de ces plaques et à la formation de caillots ;
  • Asphyxier le cœur et le cerveau en réduisant le flux sanguin.

Et ce danger est souvent invisible : le cholestérol ne provoque aucune douleur, aucun symptôme… jusqu’à l’accident.

Une personne sur deux ayant un infarctus ne savait même pas qu’elle avait un excès de cholestérol.

Savoir pour agir

Quelques chiffres clés

50%
Le cholestérol est impliqué dans plus de 50 % des infarctus en France.
40%
40 % des adultes ont un taux de LDL trop élevé.
x2
L’excès de cholestérol double le risque d’AVC.
- 15 à 30%

De risque avec une alimentation équilibrée

Une alimentation équilibrée et l’activité physique peuvent faire baisser le LDL de 15 à 30 %.
Sources : Haute Autorité de Santé, 2023 – European Heart Journal, 2021 – Santé Publique France, 2022

Et les femmes ?

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité féminine.
Et pourtant, le lien entre cholestérol et risque cardiaque est encore trop sous-estimé chez les femmes.

Avec la ménopause, la protection naturelle par les œstrogènes diminue, et les taux de LDL augmentent. Résultat :
• Des risques cardiovasculaires qui explosent après 50 ans ;
• Une sous-prescription des traitements hypocholestérolémiants chez les femmes ;
• Un diagnostic souvent plus tardif.

Le cœur des femmes mérite une vigilance particulière. Un bilan lipidique régulier est essentiel, surtout après la ménopause.

Comment s’en prémunir ?

Le cholestérol se contrôle. Et souvent, sans médicament au départ.

  • Adopter une alimentation pauvre en graisses saturées
  • Augmenter les fibres et les oméga-3
  • Bouger chaque jour : l’activité physique augmente le HDL (le bon cholestérol)
  • Faire un bilan lipidique tous les 5 ans (plus souvent en cas d’antécédents)

Et si nécessaire, des traitements existent (statines, inhibiteurs de PCSK9…) pour éviter l’accident cardiovasculaire avant qu’il ne survienne.

Votre objectif cholestérol

Le cholestérol est une graisse indispensable au bon fonctionnement de notre corps. Mais en excès, il devient dangereux pour le cœur et les artères.

  • LDL-cholestérol : c’est le « mauvais » cholestérol. En trop grande quantité, il se dépose sur les parois des artères et les bouche progressivement.
  • HDL-cholestérol : c’est le « bon » cholestérol. Il aide à éliminer l’excès de LDL dans le sang.
  • Triglycérides : ce sont d’autres graisses qui circulent dans le sang et augmentent aussi le risque cardiovasculaire s’ils sont trop élevés. Le bon équilibre ? Moins de LDL, plus de HDL, et des triglycérides modérés.

C’est particulièrement important si vous êtes à risque (antécédent familial, diabète, tabac, hypertension…).

Quels objectifs selon votre profil ?

Population LDL-c  HDL-c  Triglycérides
Sujet à risque faible ou modéré   < 1,30 g/L   > 0,40 g/L (homme)
  > 0,50   (femme)
  < 1,50 g/L
Haut risque cardiovasculaire*   < 1,00 g/L   Idem   < 1,50 g/L
Très haut risque (AVC, infarctus, diabète avec atteinte d’organe, etc.)   < 0,70 g/L   Idem   < 1,50 g/L
Patients diabétiques sans complications   < 1,00 g/L   Idem   < 1,50 g/L
En prévention secondaire (après infarctus ou AVC)   < 0,55 g/L   Idem < 1,50 g/L

* Haut risque : patients avec plusieurs facteurs de risque (HTA, tabac, sédentarité, etc.) ou diabète sans atteinte d’organe.

Pourquoi viser bas ?

Un taux trop élevé de LDL-cholestérol favorise la formation de plaques d’athérome dans les artères (athérosclérose), pouvant entraîner un infarctus ou un AVC. Plus vous êtes à risque, plus les objectifs sont stricts. Des études montrent qu’abaisser le LDL même très bas (< 0,55 g/L) réduit significativement les événements cardiovasculaires.

Sources : ESC/EAS Guidelines 2019, Recommandations HAS 2023, Société Française de Cardiologie

En résumé : traquer le cholestérol, c’est protéger son cœur

Un excès de cholestérol est corrigeable. Mais il faut d’abord le détecter.
En agissant à temps – par la prévention, le dépistage, et les bons réflexes – on peut éviter des infarctus, des AVC… et sauver des vies.