Les facteurs de risque

Quels sont les facteurs de risque ?

Bien qu’ancienne (à partir de 1948 par Framingham) l’identification des facteurs de risque favorisant le développement et la progression des maladies cardio-vasculaires reste encore préoccupante et ce en dépit de campagnes de sensibilisation répétées.

 

LE CHOLESTEROL

 

LES TRIGLYCERIDES

 

LE TABAGISME OU LE TABAGISME ASSOCIE A LA PILULE CONTRACEPTIVE

 

LE DIABETE

 

LE SURPOIDS ET L’OBESITE

 

LA SEDENTARITE

 

LE STRESS

 

LA MENOPAUSE

 

LES ANTECEDENTS FAMILIAUX, ANOMALIE GENETIQUE


LE CHOLESTEROL

Le cholestérol est une molécule de la famille des lipides. 10 millions de personnes en France souffrent d’un excès de cholestérol. Graisse d’origine animale, naturelle il est indispensable à l’organisme. On distingue deux types de cholestérol :

  • Le bon cholestérol dit HDL
  • Le mauvais cholestérol dit LDL

LES TRIGLYCERIDES

Les triglycérides sont utilisés comme une source d’énergie pour les cellules et stockés comme une réserve de graisse dans les tissus adipeux. Mais ce sont aussi des graisses apportées par l’alimentation d’origine animale. L’augmentation des triglycérides, liée souvent à un diabète méconnu ou mal traité, ou à un excès de consommation de sucre ou d’alcool, pourra très souvent régresser après correction des causes.


LE TABAGISME OU LE TABAGISME ASSOCIE A LA PILULE CONTRACEPTIVE

Le tabac constitue un risque majeur pour notre cœur et notamment pour celui des femmes. Alors que chez les hommes le pourcentage de fumeurs a tendance à diminuer, la progression chez les femmes est spectaculaire. La capacité fonctionnelle respiratoire de la jeune femme est amputée de 30% après deux ans seulement de tabagisme. La consommation de tabac est un désastre pour le cœur. Plus de 15 cigarettes par jour multiplient par trois le risque cardio-vasculaire associé à la pilule contraceptive.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Faites-vous aider pour arrêter de fumer et prenez conseil auprès de votre médecin. Un an après l’arrêt du tabac l’infarctus du myocarde peut être diminué de moitié et le risque d’AVC devient similaire à celui d’une personne qui n’a jamais fumé.


LE DIABETE

Voie royale des maladies cardio-vasculaires. Le diabète est la perte par l’organisme de son aptitude à contrôler la hausse de la glycémie, c’est-à-dire le sucre dans le sang. On distingue deux types de diabète :

  • Le diabète de type 1 dit « insulinodépendant » car c’est une maladie auto-immune
  • Le diabète de type 2 qui ces dernières années est devenu l’une des principales maladies chroniques. Véritable fléau chez les femmes, il est largement provoqué par des mauvaises habitudes de vie avec des conséquences très négatives sur la santé. Les femmes atteintes de diabète ont une espérance de vie réduite de 12 ans.

    Selon les dernières données publiées en 2019 plus de 4,5 millions de personnes en France sont diabétiques, mais environ 1 million d’entre elles l’ignorent ! Cela représente un coût de 4 500€/pers atteinte de diabète par an. Le diabète multiplie également par 8 le risque d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral.


LE SURPOIDS ET L’OBESITE

fondation-recherche-cardio-vasculaire_facteurs-de-risqueAujourd’hui l’obésité est devenue plus qu’un fléau, c’est une grave maladie de civilisation qui ne cesse de s’étendre. Le surpoids correspond à un excès de poids par rapport à la taille (mesuré en calculant l’IMC). Lorsque cet écart est très important, on parle d’obésité. En cas de surpoids et d’obésité, on parle aussi de ventre cardiaque (syndrome métabolique). Cette masse graisseuse est un signe très significatif d’un risque cardio-vasculaire. Les femmes ayant un tour de taille de plus de 96 cm voient leurs facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires augmenter de 300%.


LA SEDENTARITE

La sédentarité est caractérisée par une activité physique insuffisante. Ce mode de vie, qui représente les civilisations modernes, est nuisible pour la santé. En dessous d’une activité équivalente à une demi-heure de marche par jour, on peut être considéré comme sédentaire. Véritable fléau chez les femmes, on estime que 60 à 85% des femmes n’ont pas une activité physique régulière qui permette d’en retirer un bénéfice réel pour leur santé.


LE STRESS

stressLe stress est un réel facteur de risque, qui influence l’apparition de maladies cardio-vasculaires, en particulier l’infarctus du myocarde. De nombreuse études démontrent que même sans antécédents cardiaques, la dépression légère, l’anxiété, le sentiment d’impuissance, d’isolement peuvent favoriser les maladies coronariennes. De même que les problèmes affectifs auraient un effet nocif d’une certaine importance sur la santé du cœur et des artères. Sous tension permanente, les hormones du stress vont tellement solliciter l’organisme que certaines femmes risquent à terme de s’épuiser, ce qui peut aller jusqu’à l’infarctus.


LA MENOPAUSE

On a longtemps entendu dire que tout au long de sa vie, la femme est généralement protégée entre autres des maladies cardio-vasculaires par ses hormones et qu’à la ménopause cette protection disparait. Ce propos n’est plus d’actualité car les femmes vivent différemment et ce dès qu’elles entrent dans la vie active. Cependant, la ménopause signifie presque toujours une élévation du taux de cholestérol, ce qui peut avoir un impact sur la santé du cœur.


LES ANTECEDENTS FAMILIAUX, ANOMALIE GENETIQUE

Tout n’est pas contrôlable, à commencer par les facteurs génétiques. C’est là la plus injuste des causes de l’excès de cholestérol. Quand plusieurs membres d’une même famille ont des taux élevés de cholestérol sanguin, on parle d’hypercholestérolémie familiale. Il s’agit d’un problème d’origine génétique ce qui explique qu’il peut passer d’une génération à l’autre